La sociologie pourrave, au service du désordre social.
Jeudi, 25 mars 2010
La revue qui n’est pas une des revues-poubelles qui hantent les présentoirs des bibliothèques.
Ou pourquoi la Revue Française de Sociologie craint !
Ou pourquoi le Monde Diplomatique est illisible et mortellement chiant.
Ou pourquoi ne pas profiter de la liberté d’expression dont on dispose (encore).
Ou pourquoi l’Université et l’École sont néfastes.
Et vive la sociologie profane !
L’auditoire et la parole ne sont pas des marchandises.
Tous à poil !
La révolution ce n’est pas le grand soir, c’est le changement du quotidien, c’est de remettre en cause ce qui est là, les murs qui sont là, les habitudes qui sont là et de créer ce qui n’est pas là pour ne plus être là.
Et viva la contre-culture : vivre sans propriété privée, dans l’autonomie et dans la liberté.
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Qu’est-ce que la sociologie underground et pourquoi une sociologie underground ?
D’abord, cette sociologie est underground parce qu’elle traite d’un point de vue sociologique sur la société qui est underground : le point de vue des reclus, exclus, marginaux, déviants, insatisfaits, etc. C’est une sociologie critique radicale. Ce n’est pas la petite critique bourdieusienne universitaire, c’est la critique radicale, underground de la société actuelle, et qui vient de cette société underground ! C’est la remise en cause, à travers la pensée et/ou l’action des fondements mêmes de l’ordre social actuel. Ce n’est donc pas une sociologie soumise, qui se plie aux désirs de ceux qui la financent, ou aux contraintes de la communauté universitaire (celle qui accepte de se soumettre, justement).
Ensuite, c’est une sociologie underground dans sa forme. Le ton est souvent pourri, les textes craignos ou à chier, les analyses sont parfois super basiques, etc. Mais cela n’empêche pas la pertinence des analyses. Cela n’empêche pas non plus d’utiliser le verbiage universitaire, après tout, on peut le trouver sympa, mais uniquement si l’on a envie…
Enfin, elle est underground par rapport à la sociologie professionnelle. Elle n’obéit pas aux mêmes règles. Elle est faite par tous et diffusée par tous. Donc, en libre-accès et ouverte. Elle n’est pas universitaire. Ce n’est pas une sociologie d’élite, mais une sociologie profane, populaire, issue des bas-fonds de la société ou de l’individu perdu dans la masse sociale qui le brise à petit feu. Elle est underground, parce que n’importe qui peut écrire de la sociologie, élaborer ses propres programmes de recherche sociologique, ses propres expérimentations sociales et diffuser ses résultats de recherche à sa manière, sans être obligé de se plier à des normes méthodologiques et à des normes d’expression contraignantes.
Voilà, pour finir, vous pensez que la sociologie underground est un truc de guignol… Peut-être, mais au moins, elle résulte d’un choix. On ne nous fera pas croire que ceux qui jugent la recherche à la quantité de publications dans des revues universitaires, ont réellement choisi leur vie, leurs opinions, leurs moyens de diffusion, et qu’ils oeuvrent à la recherche. La recherche, pour eux, est un moyen, et non une fin. Ce ne sont que des soldats de l’industrie du savoir. Des automates ou des prolétaires au sevice de la technoscience. Prolétaires de toutes les sciences, unissez-vous ! Eh bien, non ! Pour s’unir, il faut déjà être prolétaire, donc être un travailleur, c’est à dire un esclave au service des autres, d’un concepts, d’une cause, du capital ou des machines ! Et c’est bien tout l’inverse de la sociologie underground !
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